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Un proche de la LDJ a offert des fleurs à la magistrate chargée de l’affaire Bourarach

INFO PANAMZA. La justice a-t-elle subi des pressions dans l'enquête relative à la mort brutale de Saïd Bourarach? Révélations.

À quoi reconnaît-on un journaliste paresseux? Il reprend sans sourciller l'angle éditorial du Monde sous prétexte que celui-ci serait le "journal de référence" de la presse hexagonale.

Un exemple: Aurélie Lebelle du Parisien. Vendredi, sous sa plume, le quotidien annonça la date du procès des quatre agresseurs de Saïd Bourarach, prévu en mars prochain (soit cinq ans après les faits survenus à Bobigny). Diplômée 2009 de l'Institut pratique de journalisme, la rédactrice du papier croit judicieux d'indiquer que le vigile retrouvé mort (le corps recouvert de 38 hématomes et du gaz lacrymogène dans les poumons) était un "musulman non pratiquant et analphabète".

Ces deux précisions incongrues (et jamais rapportées pour d'autres victimes dans des affaires analogues) sont directement tirées d'un article du Monde rédigé par Soren Seelow, journaliste qui présenta –comme l'avait souligné Panamza– la mort violente du Franco-Marocain tabassé par quatre individus comme le résultat d'une simple "noyade".

Décidément inspirée par la prose de Seelow, Lebelle reprend également son édulcoration des liens avérés des agresseurs avec la Ligue de défense juive. Dans Le Parisien comme dans Le Monde, on évoque ainsi une "sympathie supposée pour la LDJ".

Au mieux, de l'incompétence journalistique; au pire, une fumisterie. Quiconque s'est penché sérieusement sur le dossier pourrait être surpris par une telle précaution sémantique: la connexion des agresseurs avec la LDJ n'est pas une "supposition" mais un fait établi. Voici ce qu'en disait -un mois après le drame- Willy Le Devin, journaliste de Libération : 

Les services du renseignement intérieur sollicités après les faits ont bel et bien retrouvé trace de l’engagement du groupe de Pantin, et de Dan L., à la LDJ en 2008, au moment de l’affaire de la rue Petit où trois jeunes juifs avaient été agressés alors qu’ils se rendaient dans une synagogue du XIXe arrondissement de Paris. De source policière toujours, Dan L. et son frère Michael avaient fait savoir à la LDJ qu’ils étaient disponibles pour faire le coup-de-poing contre les jeunes qui avaient tabassé les membres de leur communauté.

Une autre découverte du journaliste de Libération enfonçait le clou et vient aujourd'hui contredire la présentation aseptisée du Monde et du Parisien à propos des accusés : 

Plusieurs autres pages Facebook mentionnent l’appartenance de Dan L. à des groupes tel que « Le sionisme par passion, le judaïsme avec fierté », ou encore « Israël n’a volé la terre de personne, c’est notre terre ».

Selon un membre de la LDJ, prénommé Maxime et récemment interrogé par Streetpress, "deux des agresseurs" de Bourarach étaient bel et bien membres de la milice sioniste.

Griffes ou caresses du lobby

Il fut un temps où le journalisme traditionnel consistait à ne pas prendre systématiquement pour argent comptant les déclarations des magistrats -relevant du ministère public- sur telle ou telle enquête. Dans l'affaire Bourarach, Le Monde et Le Parisien s'alignent sans rechigner sur la position de l'ex-Procureure de Bobigny (de 2009 à juillet 2014), Sylvie Moisson, qui réfuta rapidement toute "connotation raciste ou religieuse" dans les actes commis par les agresseurs.

moisson

Chose curieuse : la magistrate, censée travailler dans une relative indépendance, avait accepté de se rendre, en décembre 2013, à un "dîner républicain" de la communauté juive de Seine-Saint-Denis organisé par un proche de la LDJ. Son nom: Sammy Ghozlan. Vice-président du Consistoire, responsable du BNVCA (Bureau de vigilance de lutte contre l'antisémitisme) et mentor de l'imam Hassen Chalghoumi, cet ex-policier (également lié au frontiste Michel Thooris) est réputé dans la mouvance pro-palestinienne pour son sionisme radical et son ton vindicatif à l'égard de ses contradicteurs.

Quelques mois plus tôt, l'auteur de ces lignes révéla que Ghozlan avait invité la LDJ, milice raciste et violente, à participer à un débat sur l'antisémitisme au sein même des locaux de l'Assemblée nationale.

C'est le même homme qui tenta habilement d'apaiser la colère des proches de Saïd Bourarach en évacuant, l'air de rien, le caractère raciste de l'affaire.



Sur l'image ci-dessous, capturée lors du "dîner républicain", on peut reconnaître ainsi Sylvie Moisson portant un bouquet de fleurs aimablement offert par le maître de cérémonie de la soirée: Sammy Ghozlan.

moissonghozlan

Sylvie Moisson et Sammy Ghozlan, Montreuil, 12.12.13

Autre indice de connivence: le Conseil représentatif des institutions juives de France (dont a longtemps fait partie Ghozlan) a entretenu des liens directs avec Sylvie Moisson et ses confrères d'Île-de-France. En mai dernier, Roger Cukierman (président ultra-sioniste du Crif qui n'a jamais condamné explicitement les agissements de la LDJ) organisa une "réunion d'information sur la lutte contre l'antisémitisme"  avec les magistrats. Imagine-t-on Dalil Boubakeur, président du CFCM, rassembler aussi aisément tous ces magistrats du parquet pour débattre de la lutte contre l'islamophobie? Évidemment pas.

Panamza dévoilera prochainement des éléments inédits d'information à propos des agresseurs de Saïd Bourarach.

HICHAM HAMZA  

Mise à jour du 15.10.2014 à 15h40 : la journaliste Aurélie Lebelle dément avoir rédigé l'article et précise être uniquement "l'auteur de la photographie" illustrant le papier du Parisien. Curieusement, le site du quotidien a modifié hier soir son article en supprimant la photographie originelle et, dès lors, la mention du patronyme de la journaliste.

leparisienrectif

Capture d'écran du cache web de l'introduction de l'article originel (avec le nom de Lebelle encore lisible)

Ce matin, Aurélie Lebelle a fait savoir à Panamza que le papier du Parisien serait une "dépêche AFP". Problème: la seule dépêche de l'AFP publiée le 10 octobre et relative à l'affaire Bourarach n'est pas similaire au texte publié par le site du Parisien. Les termes soulignés par Panamza ("non pratiquant, analphabète, sympathie supposée") n'y figurent pas.

 

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8 responses to Un proche de la LDJ a offert des fleurs à la magistrate chargée de l’affaire Bourarach

  1. On octobre 13th, 2014 at 17:30 , DANGLEHANT François said...

    Sylvia ZIMERMANN, doyen des juges d'instruction du TGI de PARIS est membre du CRIF

    Sylvia ZIMERMANN est membre du burreau du CRIF (organe de direction).

    François DANGLEHANT

  2. On octobre 13th, 2014 at 18:28 , Genç Osman said...

    Comme le dit si bien Dieudonné dans une vieille vidéo où il atomise Zemmour, "il faut être juif en France pour avoir la liberté de parole".

  3. On octobre 13th, 2014 at 21:46 , AQAD said...

    We  <3 Panamza !

  4. On octobre 14th, 2014 at 12:51 , raydur la martre said...

    Tous ces éléments confirment bien que les mafieux sionistes tissent encore la toile du pouvoir politique de ce qui reste de la France.

  5. On octobre 17th, 2014 at 11:33 , Khetah Krim said...

    La vie de Boucharach vaut-elle moins que celle d'un chat ? http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/17/1974173-harcele-apres-avoir-torture-un-chat-il-se-suicide.html

  6. On octobre 21st, 2014 at 13:57 , Anonyme said...

    Ce n'est pas une impression, dieudonné c'est une réalité et apparament il n'y a pas que le droit de la parole quand on est "juifs", ils ont tous les droits…… Mais heureusement il y a le tout puissant qui remettra les pendules a l'heure….et je pense pas que LUI ils le mettront dans leur poche…

  7. On octobre 25th, 2014 at 20:14 , joe said...

    Bravo pour la qualité des enquêtes !

    Putain, ça commence à puer grave …

     

  8. On mars 25th, 2015 at 20:17 , jvidepi said...

    Excellent travail de recherche! C'est mal parti pour que justice soit vraiment rendu. Ceci étant, il revient aussi au procureur à faire son boulot. Il pourrait convoquer des officiers du renseignement qui pourraient confirmer que les moineaux Limpel au faciès ingrat son bel et bien des sympathisant fasciste de la LDJ. Encore faut-il que les patrons du procureurs le laisse travailler sans interférer.

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