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Haine raciale : Soral veut « remigrer le bougnoule » Panamza

Égalité et réconciliation nationale, version Soral. Mardi 24 septembre, l'ancien compagnon de route de Jean-Marie Le Pen a violemment insulté le fondateur de Panamza. Révélations.

Le 25.09.19 à 17h17, mis à jour le 26.09.19 à 13h03

La vieillesse est un naufrage et Alain Soral, 60 ans et gravement déstabilisé en 2014 par l'affaire Binti (manigancée par l'Israélien Elfassi), n'en finit pas de couler -comme en témoignent les derniers chiffres d'audience de son site.

En 2015, suite à un article risible du Figaro qui qualifiait Panamza de "site islamo-soralien", j'avais mis les points sur les i et rappelé ma stricte indépendance envers quiconque, y compris celles et ceux (du mouvement des Indigènes -trotskistes- de la République jusqu'aux militants cypto-lepénistes de Soral) avec lesquels je pouvais éventuellement partager certaines analyses sur l'actualité politique en général et la question sioniste en particulier.

Cette attitude ne m'a pas empêché de saluer les organisations ou individus de tous bords qui m'avaient exprimé ponctuellement leur soutien public lors d'épreuves judicaires -telle ma détention abusive en garde à vue. Tel fut le cas pour E&R, le site de Soral.

Quant à leur relais (pratiqué par d'autres sites tel Alterinfo) de plusieurs de mes articles, la pratique fut "gagnante-gagnante" : je touchais ainsi un nouveau lectorat et leur site attirait également de nouveaux lecteurs susceptibles de faire croitre leur audience. En clair : j'alimentais tacitement leur site, ils alimentaient consécutivement mon audience.

Mais je constatais une chose depuis 2013 et la fondation de Panamza : le nombre croissant et impressionnant de défections (notamment de citoyens d'origine afro-maghrébine) dans l'entourage direct ou distant de Soral sur la base de reproches liés à sa tyrannie en interne.

Sur le fond, je ne savais rien du personnage et de sa pyschologie.

J'ai rencontré Soral à deux reprises dans ma vie :

* en décembre 2007 – le Centre de formation des journalistes avait demandé aux étudiants de réaliser un portrait sur des profils atypiques ou controversés. J'avais choisi Soral, alors nouveau chantre de Jean-Marie Le Pen et transfuge du Parti communiste. L'entretien réalisé dans un café de la place Saint-Sulpice devait durer une demi-heure : je suis reparti avec 4 heures d'enregistrement sonore.

* en mars 2013 -collaborant avec le site Oumma, j'avais organisé un débat –chaotique et ingérable sur le plateau mais finalement révélateur-entre le patron alors ultra-lepéniste d'E&R et Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le racisme et l'islamophobie.



Nous avons été également associés -de facto- au tribunal, lors du procès Fourest de 2016 : comme Soral et moi avons été également poursuivis pour mon papier (qu'il avait relayé en 2013) et que nous étions -dès lors- diabolisés conjointement, j'ai été condamné pour diffamation. Mollement : la juge m'a demandé 1 euro de dommages et intérêts contre les 15 000 euros réclamés par Caroline Fourest (un appel jusqu'en Cour de Cassation s'en est suivi).

De 2016 à 2019, ni partenaires ni rivaux (je produis -depuis 2008- du journalisme d'enquête à partir de faits sourcés, Soral produit de l'idéologie politique et des analyses sociologiques), chacun a continué son chemin, semé d'embûches judicaires et/ou financières.

J'ai élargi entretemps mon audience bien au-delà de la "muslimsphère" et de mes premiers lecteurs d'Oumma tandis que Soral a considérablement perdu au sein de son public initial des quartiers populaires pour se recentrer sur la frange droite-catho-nationaliste-anti-gauchiste de la France dite périphérique.

Bref : je devenais sans fanfare un vecteur d'influence et d'opinion qui n'était pas encore tombé dans l'escarcelle d'E&R.

Au cours de l'été 2019, Soral est revenu vers moi pour me féliciter sur mes papiers critiques relatifs à son ex-disciple Vincent Lapierre.

Au mois d'août, son assistant Mohamed m'a proposé de participer à une émission radiphonique consacrée à l'affaire Epstein. J'ai accepté mais précisé ne pas être en mesure de confirmer ma présence physique au moment de l'enregistrement dans le studio. Mohamed m'a alors fait savoir qu'un appel téléphonique serait le plan B pour maintenir ma contribution au débat organisé par l'équipe animant l'émission intitulée "Pourquoi tant de haine?".

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La veille de l'enregistrement, le revirement : sans explication, Mohamed m'a indiqué que ma participation était annulée car le groupe Faits & Documents récupérait le thème Epstein pour sa propre émission diffusée sur E&R.

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Dont acte.

Curieux d'entendre le résulat de cette récupération in extremis, j'ai écouté le débat fourre-tout et confus de 2h.

Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreuses approximations et omissions au sujet de l'affaire Epstein : suite à un tweet d'un lecteur d'E&R et de Panamza déplorant mon absence, je me suis contenté d'exprimer en quelques lignes mon sentiment critique.

Conséquence : la rage de Soral, intervenu lundi soir en personne pour me faire connaître publiquement sa condescendance méprisante et ses menaces physiques à mon endroit.

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Je passe ici les détails issus d'autres réactions de Soral et ses fans proférées à mon encontre dans la nuit de lundi à mardi.

Vers 5h30 du matin, via le site russe VK, Soral a tenu à faire cette annonce solennelle…et un brin grotesque : 

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Détail intéressant : chauffé à blanc par de nombreuses groupies visiblement excitées contre moi, Soral a ainsi utilisé les termes de "bougnoule" et "à remigrer" pour me qualifier.

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Je laisse aux nombreux soutiens pro-Soral d'origine maghrébine -ainsi qu'à ceux, plus largement, prétendant qu'il était simplement un "patriote antisioniste" dénué de tout racisme- le soin d'en tirer toutes les conséquences.

SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA !

BONUS/MISE À JOUR: 

* La réaction d'Alain Soral 

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* Su surenchère dans l'insulte à caractère raciste 

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* La réaction complémentaire de son allié : l'auteur Hervé Ryssen

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* La réaction symptômatique de l'une de ses groupies : l'Algéro-Italienne Sarah Spalacci 

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* Le plagiat exposé de mon travail par Emmanuel Ratier 

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