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Juan Branco, le bonimenteur qui stigmatise les musulmans

Un festival de mensonges. Découvrez en vidéo les dernières contre-vérités de Juan Branco, gourou en devenir qui tente parallèlement d'amadouer le Crif.

Le 28.04.2019 à 19h56

Il n'est pas seulement narcissique (comme en témoigne son compte Instagram de bobo germanopratin menant une vie de patachon) et grandiloquent (au regard de ses posts Facebook pour vendre son livre, comme un télévangéliste matraquant ses fidèles pour diffuser l'Évangile).

Juan Branco est également un menteur.

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Le week-end du 26/27 avril, le jeune avocat -visiblement agacé par les nombreuses révélations de Panamza à son sujet– a publié deux vidéos (2 heures en solo, face caméra) dans lequels ses trois travers (l'égo démesuré, l'emphase, la duplicité) se manifestent avec éclat.

JBB



Florilège de ses mensonges qui ne manqueront pas d'être relativisés par ses adeptes les plus exaltés (tel son client politiquement inoffensif Fly Rider) : 

– à 2'05, Panamza est présenté -sans rire- comme un "site très islamophile" : à en croire Branco, je ferais la promotion -si, si- de l'islam… Panamza = Oumma.com ? Les vidéos d'imams, les articles encensant tel ou tel musulman à travers le monde (en tant que musulman) et les horaires du ramadan figurent-ils sur mon site?  Passons sur le fait que son expression péjorative et dénigrante trahit le fond de sa pensée digne de Zemmour : pour lui, "aimer l'islam" (l'islamophilie) serait donc une tare. Les musulmans pratiquants ou simplement culturels -notamment parmi les Gilets jaunes séduits jusqu'alors par sa verve ampoulée- apprécieront que l'adoration de leur foi soit ainsi présentée comme un risible défaut… Soulignons surtout qu'il suffit à Branco que je porte un patronyme arabe pour déduire que je suis non seulement musulman mais surtout prosélyte (Challenge : j'encourage ici ses groupies -dont certaines sont particulièrement agressives sur les réseaux sociaux pour défendre leur maître- à trouver un seul papier -en onze ans de journalisme d'enquête– faisant la promotion de l'islam).

– à 2'10, il affirme que mon travail sur le 11-Septembre m'aurait amené à accuser "la CIA" avant d'abandonner cette thèse : c'est tout simplement faux. Je n'ai jamais -contrairement aux membres et sympathisants de Reopen911 (tels Mathieu Kassovitz et l'obscur animateur sous contrôle sioniste de Thinkerview qui a servi à Branco la soupe à deux reprises)- promu la thèse fumeuse de "l'inside job". Dans mon livre (2013) synthétisant mes recherches sur le sujet, je pointe explicitement du doigt Israël et ses services spéciaux (Aman et Mossad) -ce qu'omet d'indiquer Branco.

– à 2'04 et 3'30, Branco caricature allègrement en accusant conjointement "2 groupements" (Panamza et "les soraliens") de "désactiver politiquement" les citoyens, de "faire de l'ignorance un marché" et de dire "ah c'est les franc-maçons, ah c'est les juifs, ah c'est les illuminati"… No comment.

– à 8'55, Branco précise citer Attali dans son livre mais oublie d'indiquer qu'il s'agit là de mentions purement expéditives et minorées à son propos. À aucun moment, il n'attaque frontalement son ancien parrain (qu'il dédouana d'ailleurs dans un récent tweet).

– à 9'/11', Branco caricature en prétendant qu'une rumeur circulerait selon laquelle il serait le filleul d'Attali. C'est encore de la poudre aux yeux : Attali a bien "parrainé" (et non pas "essayé de parrainer" comme il le dit mensongèrement) son association et sa revue dénommées "Jeune République".

-Parenthèse croustilante : Branco montre patte blanche au Crif à 11'48 en affirmant qu'il "faut arrêter de faire la fixation avec les juifs" avant de célébrer "l'étude du Talmud"… Habile, il feint ensuite de critiquer -mollement- ce même Crif en le définissant gentiment comme "quelque chose qui essaye d'influencer la politique française"… On a connu Branco plus précis et incisif.

– à 13'30, Branco la joue propalestinien en dénonçant "la politique israélienne expansionniste horrible" avant de s'appuyer sur son amitié avec l'avocat israélien Omer Shatz (installé à Paris) qu'il présente (sans preuve) comme un homme aux abois en Israël et un partisan des réfugiés palestiniens alors qu'il s'agit en réalité d'un fondateur d'ONG pro-migrants

– Palme d'or de la chutzpah : Branco affirme à 14'02 que "les élites parisiennes sont très antisémites". En clair : il reprend quasiment la propagande victimaire du Crif quand son ex-président Roger Cukierman déclara -sans rire- que les juifs seraient "les parias de la République"… Selon Branco, l'affairiste véreux et milliardaire Xavier Niel – qu'il présente lui-même comme "juif"– aurait ainsi "soufffert de ses origines" (LOL).

– à 14'30, Branco présente -sans apporter évidemment la moindre démonstration- "les idiots utiles Panamza et Alain Soral" comme des individus qui "poussent à haïr une communauté" et "donnent des explications vaseuses qui n'ont aucun débouché politique". No comment.

Clou du spectacle : l'homme qui se présente régulièrement (y compris dans ses vidéos ci-dessus) comme "l'avocat de Julian Assange" (alors qu'il ne fut qu'un -parmi d'autres- "conseiller juridique de Wikileaks" pour la France) a réussi un tour de force dans sa vidéo-logorrhée d'1h40 publiée samedi soir, à 0h08.

À la 56ème minute, Branco ment grossièrement en se présentant comme le fils de "tout-petits bourgeois partis de pas grand chose" et issus de "petits villages de pêcheurs et agricoles du Portugal et de l'Espagne". Le 13 avril, Panamza avait exhumé les propos de son père Paulo (dandy-hâbleur-séducteur et fan de courses de cheval à Dubaï…) qui (sans l'once d'une complainte misérabiliste, contrairement à Juan Branco) se vantait d'avoir vécu dans sa jeunesse "une existence de grands espaces, dans le cadre de la grande aristocratie rurale portugaise"

Panamza reviendra -avec de nouvelles révélations- sur le cas Branco d'ici le mercredi 1er mai, jour du grand basculement révolutionnaire en France selon cet initié infiltré au sein des Gilets jaunes.

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